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La création de Mostaganem remonte à l'époque phénicienne, durant laquelle des comptoirs commerciaux ont été érigés au niveau du Petit Port (commune de Sidi Lakhdar) et Ben Abdelmalek Ramdane dans le Dahra et Kharrouba, près de Mostaganem.

La fondation de la ville de Mostaganem remonte au moyen âge, période pendant laquelle les tribus Zénètes des Maghraoua s'étaient installées dans la région jusqu'au Dahra. Certains attribuent sa création aux Almoravides qui, durant le XIème siècle en furent les maîtres.

Vers 1082, le prince Almoravide Youssef Ibn Tachfine, le fondateur de la dynastie Almoravide y construisit le bordj "Bordj Mehal", sur une colline au nord de l’actuelle agglomération.

La ville revint ensuite aux Zyanides de Tlemcen puis, en 1200, aux Mérinides de Fès. C'est grâce à l'un de ces derniers, Abou-Einan, que la mosquée Tobana, fut construite, en 1342.

Les conquêtes espagnoles dans le Maghreb central et oriental avaient commencées dès 1505, date à laquelle le Cardinal Ximenes, sous le règne des rois catholiques, fit occuper Mers El Kebir.

Affaiblis par les guerres et les luttes intestines, les souverains locaux furent incapables de faire face aux attaques espagnoles.

Après avoir été occupée par les espagnoles, qui imposèrent à ses habitants un traité de capitulation le 26 mai 1511, Mostaganem a été reprise par les Ottomans en 1516, grâce à Kheir-Eddine qui infligera aux Espagnols une lourde défaite, prés de Mazagran. Sous l'occupation Ottomane, Mostaganem fut alors agrandie et fortifiée.

La convoitise que suscita la région de Mostaganem est due essentiellement aux richesses que renferme son littoral et à la fertilité de ses terres. Retrouvant en quelque sorte ce qu'elles ont perdu à la chute de l'Andalousie, de nombreuses familles qui y sont originaires s'y sont d'ailleurs installées.

Elles fondèrent alors des exploitations agricoles qui firent la renommée de la région. Grâce à cette population active et nombreuse, la région se couvrit de magnifiques villages.
Vers 1580, la ville était opulente et vivait dans le luxe, les impôts payés aux Ottomans d’Alger en sont la preuve.

Durant les années qui ont précédé l’invasion Française, Mostaganem demeurait toujours une grande ville de l’Ouest. Aussi grande qu’Oran, elle était la deuxième ville après Tlemcen. Tigditt, Matmore et Mazagran se regroupèrent autour de la ville principale. Vers la fin du XVIII° siècle, elle comptait, une population d'environ 40.000 âmes et étaient le centre d'un commerce florissant.

Durant cette période, la ville proprement dite se créa à l'intérieur des murailles, sur la rive gauche de Ain Sefra. L'embryon de la ville actuelle fut le quartier Derb jusqu'à Tobbana.

C’était le quartier réservé aux commandes Beylikales et à l’aristocratie locale et le mur d’enceinte était percé de cinq portes :

1. Bab Maaskar (porte de Mascara) se trouvait au centre de l'actuelle ville entre la grande poste et la Chambre du Commerce ;
2. Bab Medjahers (porte des Medjahers) se trouvait à l'entrée de Tigditt, lieu dit aussi Titalguine ;
3. Bab El Arsa en contre bas du Bordj Turc ;
4. Bab El Bhar (porte de la Marine) se trouvait à la hauteur de l'actuelle école Ould Aoudia (ex école des tapis) ;
5. Bab El Djrad se trouvait dans le quartier Derb. Détruite vers 1936, il en reste un vestige enfoui. Il doit son nom aux invasions de sauterelles que connut la ville en 1865 et 1867.


Lors de la colonisation française, Mostaganem fut occupée le 23 juillet 1833, par le général Desmichels, après une vive résistance dirigée par l’Émir Abdelkader. Suite au traité du 26 Février 1834, un consul de l’Émir fut agrée pour résider dans la ville.

Les faits marquants de cette période sont sans nul doute, la seconde bataille de Mazagran qui eut lieu en février 1840 et les enfumâdes du Dahra où, le 18 juin 1845, plus de 1.000 personnes de la tribu des Ouled Riah, qui s'étaient réfugiées dans les grottes de Ghar El Frachich dans le Dahra, (commune de Nekmaria) ont été asphyxiées par le colonel Pélissier.

En 1848, la commune de Mostaganem est créée avec les annexes de Mazagran, Ouréah et Kharrouba. Le décret du 27 juillet 1848 érige Mostaganem en sous-préfecture.


Le déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954 a été marqué par une série d’attentats dans la région de Sidi Ali. BENABDELMALEK Ramdane qui est l'un des premiers martyrs de la révolution, tombé au champ d’honneur le 04/11/1954, a participé activement à l’organisation et au déclenchement de la révolution armée dans la région de Mostaganem. Une des communes de la Wilaya a été d’ailleurs, baptisée en son nom.

Durant les premières années qui ont suivi l'indépendance, l’urbanisation de la ville a été relativement lente. C'est à partir des années 70 que Mostaganem bénéficia d'un programme spécial qui tracera les grandes orientations de son expansion urbaine. Salamandre une station balnéaire au sud ouest du centre ville, est devenue ainsi un quartier de l’agglomération, au sud l'extension de l'urbanisation créa une jonction avec Mazagran.


MOSTAGANEM VILLE DE CULTURE ET DE PATRIMOINE


Mostaganem est remarquable par son activité culturelle intense et multiforme. Elle comporte un nombre impressionnant de mausolées et de zaouïas. Sur le plan culturel, elle accueille le plus ancien festival de théâtre du Maghreb et comprend un club de musique andalouse, le Nadi Hillal, qui date de 1912.

Une tradition de chiir el-melhoun se pratique dans le parler quotidien avec des poètes comme BENTOBDJI Abdelkader, BENDENIA Abdelkader Ould Yekhlef, BOUTERFA, CHEIKH Kaddour Ould Adjel, Cheikh BENSABANE.

Berceau de peintres de renommée à l'image de KHADDA et BELANTEUR, la Wilaya possède également un département des arts plastiques et une école des beaux arts.

De nombreux chanteurs de musique chaabi y sont originaires, tels que Belkacem Ould Said, Mohamed BENDADA, Abderrahmane BENAISSA qui fut le maître de Bouadjadj, Ali BENKOULLA, Habib BENTAHAR, Habib BENTRIA, TIDJANI BRAZEM, MAAMAR, GHELAMALLAH, ZEGUICHE, etc.

Outre cela, elle a inspiré de prestigieux chanteurs de bédoui tel que Cheikh Hamada, Djillali Ain Tadeles, Mamachi, Guebabi, etc.


Quelques sites historiques :


TOBBANA du turc «top aneh» ou la batterie. C’est le rempart semi-circulaire dominant Ain Sefra, faisant face à Tigditt et où était installée une batterie de canons défendant la ville, édifiée par Baba Aroudj au XVI° siècle.

LA GRANDE MOSQUEE son emplacement serait celui d’une mosquée beaucoup plus ancienne, édifiée par le sultan mérinide Abou El Hanan Ali Ben Said vers 1586.

BORDJ TURC construit au XV° siècle par le bey Bouchelaghem, il surplombe Tigditt, avec une vue sur la baie d’Arzew, il est également appelé fort de l’Est ou Fort des Cigognes par l’armée française.

BORDJ EL MEHAL qui fut construit par Youssef Ibn Tachfine (XI° - XII° siècle). Il tient son nom de la confédération arabe qui fut maître de la ville avant les Turcs (d'après l'Imam El Mazouni, auteur d'un livre sur l'origine des tribus du Maghreb central et cité par Bodin, les Mehals seraient des descendants des Banou Hillal.)

LA MAISON DE HAMID EL ABD qui se trouve à Tobbana. On peut y visiter le logement d’un puissant émir arabe du XVI° siècle à qui les chroniqueurs donnent tantôt le titre de Roi de Ténés, tantôt de Cheikh du Levant et qui était chef de la puissante confédération des Mehal.

DAR ECCHOUARRA à proximité de la Grande Mosquée, cet édifice a été construit en 1732 sous les ordres du Bey Mohamed El Kébir, c'était un centre de rayonnement des poètes et des intellectuels.

LE PALMIER DE SIDI LAKHDAR : Dans ses prédictions Sidi Lakhdar Ben Khellouf annonçait que ce palmier qui prend racine au pied de son tombeau poussera après sa mort avec vigueur et en dépit du bon sens. Cet arbre s’est développé horizontalement au sol avant d’effectuer une courbe et monter vers le ciel.

LALA MERIAMA : Lieu de pèlerinage local avant le christianisme et l’Islam, ce site fût dédié à la Sainte Marie par les colonisateurs. Il se trouve sur la route qui relie l’axe Ould Aissa au port, longeant l’immeuble dit le 15ème.

EL Maksar : Première rue de Tigditt issue de la juxtaposition des résidences secondaires des H’dars (matrice de Mostaganem). Les constructions qui étaient éparses au départ, se rejoignirent en forme de « S ». Cette rue débute par le mausolée de Sidi Allel M’Hamed, puis au milieu se trouve par celui de Sidi Boumehouiène et se termine par celui de Sidi Besenouci.

Le tribunal traditionnel de la voie Senoucia : Il se trouve à coté de la radio locale. Il est toujours en activité selon le protocole de la coutume.

Khouchet El Bghal (trouée du mulet) : Serait la plus ancienne rue de Mostaganem. Elle se trouve face à la Mahkama attenante à la Grande Mosquée dans le Derb.

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